À l’heure où l’univers digital supplante le monde physique dans de nombreux domaines clés, les écrivains du Web, quelle que soit leur corporation, ont le devoir de s’ériger en gardiens du Temple.

Écrivain du Web : les enjeux forts du métier

La prolifération de contenus digitaux en tout genre, des plus brillants aux plus douteux, démontre à quel point le Web peut tant servir que desservir l’internaute que nous sommes tous. Or, l’addition de chacun de nous constitue l’humanité entière. C’est bien à partir de cette dichotomie que sont nés les besoins auxquels répondent les scribes d’Internet.

Ainsi, les professionnels de la rédaction numérique portent la responsabilité des contenus qu’ils écrivent. Pas question de se cacher derrière l’éditeur ou le commanditaire. Plus que jamais, nos créations éditoriales doivent être animées d’une ligne de conduite irréprochable.

Pour ce faire, notre inspiration ne peut être puisée ailleurs que dans les registres, parfois poussiéreux, des valeurs humanistes, telles que le respect, l’honnêteté, la loyauté ou encore la liberté. Des fondamentaux, parmi d’autres, qui favorisent le « bien vivre ensemble ». Des codes sociaux dont chacun se revendique spontanément ; mais autant de vœux pieux, si nous ne les déclinons pas dans notre quotidien.

Le rédacteur numérique au service d’un « Web meilleur »

L’écrivain du Web, comme tout un chacun, conserve la liberté d’appliquer ces valeurs universelles dans son activité professionnelle.
Qu’est-ce que cela implique concrètement ?

  • relayer des informations honnêtes et fiables ;
  • considérer l’internaute, le lecteur, comme un individu doué de raison, d’intelligence et de libre arbitre ;
  • privilégier les stratégies de marketing éthique : aider à vendre, oui, mais pas à n’importe quel prix ;
    savoir renoncer à des commandes qui piétinent nos valeurs fondamentales ;
  • développer une relation clients loyale ;
  • promouvoir une rédaction authentique, avec une réelle valeur ajoutée, tant pour l’internaute que pour le client ;
  • respecter, autant que possible, la langue française ;
  • donner le meilleur de nous-mêmes dans chaque mission.

    De cette manière, le rédacteur digital participe à un « Web meilleur », à l’instar du colibri qui, à la hauteur de ses moyens, verse sur l’immense feu de forêt, les quelques gouttes contenues dans son bec.

La contribution à l’amélioration de l’œuvre collective, l’autorise alors à porter quelques légitimes revendications :

  • le respect du métier d’écrivain de l’ère numérique, aussi récent soit-il et quel que soit le pays d’où il est pratiqué ;
  • la reconnaissance des nombreuses plus-values apportées par ses savoir-faire ;
  • une rémunération décente, à la hauteur de ses compétences et de son engagement.

    En somme, l’expansion saine de l’univers digital, est soumise à l’éthique professionnelle de ceux qui le structurent de leurs mots et de leurs images. En retour, la considération de ces artisans est attendue, pour une relation « gagnant / gagnant » dont le grand vainqueur sera l’internaute ; autrement dit, l’être humain.

Et vous, qu’en pensez-vous, les rédacteurs du Web peuvent-ils être les gardiens du Temple ?

Fabrice, SERP1
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